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Périki, lui, était gentil. C'était un petit animal tendre. Ses yeux étaient lumineux et quand il se déplaçait ou quand il parlait, il le faisait avec douceur. Il avait des amis. On l'aimait. Il habitait dans la forêt.

Dans la forêt, il y avait des arbres, des chênes et des châtaigniers. Des fleurs, violettes et jonquilles poussaient. Des champignons, bolets, girolles et coulemelles parfumaient l'air. Mais on trouvait aussi des arbres vivants, avec des bras, des dents, des yeux. Ils étaient très grands. On pouvait se cacher derrière et aussi en haut de leur cime.

Dans la forêt passait une rivière, avec des pierres, de l'eau calme, des feuilles mortes et des feuilles vivantes...

Rouges ou violettes, carrées ou ovales, quand elles tombaient dans l'eau, elles servaient de matelas pneumatiques aux poissons fatigués. Parfois, elles vendaient de la nourriture aux vieilles carpes ou réglementaient la circulation des poissons. En un mot, elles étaient indispensables.

Au fond de l'eau, se trouvait une grotte. C'était la maison de Périki. L'ouverture était étroite. Dedans, il y avait des creux et c'était sombre. Mais les parois étaient tapissées de coussins blancs très doux. Ses amis venaient lui rendre visite. Ils aimaient regarder les portraits de ses ancêtres accrochés aux murs.


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